Edito
Comme il est encore temps, la Fédération INTER-MED vous présente ses vœux les plus sincères pour la 1ère année de cette nouvelle décennie... La campagne 2009-2010 a démarré dans un contexte assez particulier : un millésime de qualité, un marché qui tend à se réguler, une période transitoire qui démarre pour la mise en place de nos IGP, la nécessité pour nous, professionnels de construire une vraie politique de développement pour ce nouveau signe de qualité…

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L’excellent millésime 2009 rattrape la baisse quantitative de notre récolte  (-15% en moyenne sur l'ensemble de notre territoire de production, par rapport à une année standard, ce pour la seconde année consécutive).

Le marché se régule, les stocks baissent, et nous constatons une augmentation des prix en début de campagne sur les ventes en vrac de nos dénominations.

Nous entamons la période transitoire jusqu’en 2011 pour les Indications Géographiques Protégées, anciennement Vins de Pays,

Le rôle de nos OPA, maintenant Organismes De Gestion, reste déterminant et garant de la qualité et de l'origine de nos vins.

Notre objectif est de conserver ce qui a fait le succès des vins de pays avec le système de nos agréments, en respectant bien sûr les contraintes des IGP, tout en conservant notre identité et notre liberté de production.

Nos IGP doivent être synonymes d’un seuil qualitatif minimum, d’une valorisation géographique qui justifient un bon rapport qualité prix.

Il est plus que jamais important d’exprimer la différence entre une logique de territoire pour les IGP, et une logique de terroir pour les AOP. Cette base nous permettra de construire notre nouvelle segmentation, les vins sans origine étant plutôt réservés aux cépages ayant un bassin de production « France » (cette catégorie trouve sa rentabilité sur les rendements qui ne sont pas limités ; notre région du sud-est est moins concernée du fait de ses rendements moyens plutôt compris entre 60 et 70 Hl).

Aujourd’hui nous avons l’occasion de développer la valeur de nos vins, afin de pérenniser l’activité de nos viticulteurs qui, nous le savons bien, est actuellement en danger pour des raisons principalement économiques. Sans parler du vieillissement des vignerons et des problèmes de succession, de la spéculation immobilière, de la reconversion du vignoble…

Je compte sur chacun d’entre vous pour continuer d’œuvrer collectivement au développement de nos vins du sud-est, en construisant durablement la nouvelle segmentation des vins sans IG, des IGP et des AOP.

André Mercier
Président INTER-MED


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